Impression 3D à Angers, de la sculpture au PEEK certifié

impression 3D

Concevoir une pièce pour l’impression 3D : les 5 erreurs qu’on voit passer chaque semaine

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Un fichier propre en CAO n'est pas toujours un bon fichier à imprimer. Voilà les cinq points qu'on regarde en premier quand une pièce arrive dans notre atelier, et ce que vous pouvez vérifier avant de nous l'envoyer.
Conception pièce impression 3D FDM : plaque atelier TH Industries à Sarrigné avec écran CAO et pièce imprimée

En conception pièce impression 3D FDM, un fichier peut être irréprochable à l’écran et n’avoir aucune chance sur le plateau. La semaine dernière, un fichier est arrivé dans notre boîte. Une pièce technique propre, bien dessinée, avec des cotes soignées. Sur l’écran, elle était parfaite. Sur le plateau, elle n’avait aucune chance.

Ça arrive plus souvent qu’on pense, et ce n’est jamais un manque de compétence. Un bureau d’études qui dessine pour de l’usinage ou de l’injection depuis quinze ans a les bons réflexes, mais ce sont les réflexes d’un autre procédé. La fabrication additive, dont le FDM fait partie, a ses propres règles, et elles ne sautent pas aux yeux tant qu’on n’a pas vu une pièce s’affaisser ou casser au premier effort.

Depuis 2013, dans notre atelier de Sarrigné, près d’Angers, on reçoit des fichiers tous les jours. Des pièces uniques, des prototypes et des outillages, mais aussi des séries. Et on voit revenir les mêmes cinq points, toujours les mêmes. Rien de compliqué à corriger quand on les connaît. Voilà donc ce qu’on regarde en premier quand un fichier arrive, et ce que vous pouvez vérifier de votre côté avant de nous l’envoyer.

En bref

Cinq points reviennent presque toujours en conception pièce impression 3D FDM : des parois trop fines, des surplombs non anticipés, une orientation d’impression laissée au hasard, des jeux d’assemblage inexistants, et un fichier incomplet.

Tous se corrigent en amont, en quelques minutes. Une correction faite à la conception ne coûte rien. La même correction après un premier tirage coûte la matière, le temps machine et le délai.

Pièce usinée dans un bloc métal et même pièce en impression 3D FDM, côte à côte sur un établi

Conception pièce impression 3D FDM : le beau fichier CAO ne suffit pas

Un logiciel de conception ne dit jamais non. Il accepte une paroi de deux dixièmes de millimètre, un porte-à-faux dans le vide, un trou plus fin qu’un cheveu. À l’écran, tout tient. C’est la machine qui tranche, et elle tranche en fin de parcours, quand la matière est déjà engagée.

La différence avec l’usinage est simple à comprendre. En usinage, on retire de la matière d’un bloc plein : la pièce est solide dès le départ, on lui donne sa forme en enlevant. En FDM, on construit la pièce couche par couche, du bas vers le haut, et chaque couche doit s’appuyer sur celle d’en dessous. Une géométrie qui ne respecte pas cette logique n’est pas mal dessinée, elle est juste dessinée pour un autre monde.

Il y a aussi une question de coût qu’on oublie facilement. Une correction faite au moment de la conception ne coûte rien : quelques minutes dans le logiciel. La même correction faite après un premier tirage coûte la matière, le temps machine, et le délai. Sur une pièce unique, c’est agaçant. Sur une petite série, ça devient une vraie ligne de budget.

C’est pour ça qu’on décroche le téléphone avant de lancer une impression quand quelque chose nous chicote. Deux minutes de discussion évitent souvent une pièce à refaire. Vous avez la même machine que nous, mais il y a une pâte, quelque chose derrière qui fait la différence, et cette pâte-là commence bien avant que la buse chauffe.

Trois parois test en impression 3D FDM, de la plus fine à la plus épaisse, avec un pied à coulisse

L’épaisseur des parois : le premier réflexe

C’est le point numéro un de la conception pièce impression 3D FDM, et de loin. Une paroi trop fine sort fragile, gondolée, parfois carrément incomplète. Une paroi trop épaisse mange de la matière, allonge le temps d’impression et peut se déformer en refroidissant.

Le repère technique est facile à retenir. Une buse standard dépose un cordon d’environ quatre dixièmes de millimètre. En dessous d’à peu près un millimètre d’épaisseur, la machine n’a plus la place de poser deux cordons côte à côte, et le résultat devient imprévisible. Pour une pièce simplement décorative, un millimètre peut suffire. Pour une pièce qui travaille, qui prend un effort ou qui se visse, on monte plutôt vers deux millimètres, voire davantage.

Le piège moins connu, c’est l’épaisseur bâtarde. Une paroi de 1,1 mm avec un cordon de 0,4 mm laisse un vide au milieu que le logiciel de découpe essaie de combler comme il peut. La pièce sort plus longue à imprimer et moins solide qu’une paroi de 1,2 mm, bien pleine. Caler ses épaisseurs sur un multiple de la largeur de cordon règle le problème d’un coup.

Et attention à l’autre extrême : une pièce massive de vingt millimètres de plein n’est pas plus solide, elle est surtout plus longue et plus chère. On préfère l’évider et laisser le remplissage interne faire le travail.

Conseil pratique

Dans votre logiciel de conception, créez un paramètre nommé « épaisseur mini » et reliez-y toutes vos cotes de paroi. Si le procédé ou le diamètre de buse change, une seule modification met tout le modèle à jour d’un coup.

Pièce en cours d'impression 3D FDM dans une machine à carter fermé, avec supports sous un surplomb

Les surplombs et l’orientation : là où la pièce se joue

Voici la deuxième famille d’erreurs, et celle qui coûte le plus cher en surface ratée. Un surplomb, c’est une partie de la pièce qui avance dans le vide, sans rien en dessous pour la porter. Tant que l’inclinaison reste raisonnable, chaque couche mord assez sur la précédente pour tenir toute seule. Passé environ quarante-cinq degrés par rapport à la verticale, ça s’affaisse, et il faut des supports.

Les supports, ce n’est pas un drame. C’est juste de la matière en plus, du temps en plus, et surtout une marque sur la surface au moment de les retirer. Sur une pièce visible ou sur une portée fonctionnelle, cette marque compte. Trois gestes de conception permettent souvent de s’en passer complètement :

  1. Un chanfrein à quarante-cinq degrés sous un rebord plutôt qu’une arête vive.
  2. Un congé arrondi à la jonction entre deux volumes, pour adoucir le changement de géométrie.
  3. Un pont court plutôt qu’une longue traversée dans le vide, quand la fonction le permet.

L’orientation, elle, est la question qu’on oublie presque toujours en conception pièce impression 3D FDM. Une pièce FDM n’a pas la même résistance dans tous les sens. Elle est nettement plus solide dans le plan des couches que perpendiculairement, là où les couches se décollent les unes des autres. Une même pièce, imprimée debout ou couchée, ne casse pas au même effort.

Concrètement : si vous savez dans quel sens votre pièce va travailler, dites-le-nous. On oriente pour que l’effort principal passe dans le sens fort. C’est gratuit, ça se décide en trente secondes, et ça change complètement la durée de vie de la pièce. C’est le même réflexe qu’on applique sur nos outillages sur mesure livrés en 48 heures.

Deux mains assemblant un axe imprimé en 3D dans son logement, avec un témoin d'essai posé à côté

Les jeux d’assemblage : le piège du montage

Deux pièces dessinées au contact exact ne s’assemblent jamais. C’est le classique du prototype qu’on reçoit le matin et qui refuse de se monter l’après-midi.

En CAO, un axe de dix millimètres entre dans un trou de dix millimètres. Dans la vraie vie, la matière fondue s’étale un peu, elle se rétracte en refroidissant, et le trou finit toujours plus serré que prévu. Il faut donc prévoir un jeu volontaire dès la conception, de l’ordre de quelques dixièmes de millimètre, selon que vous voulez un emboîtement ferme ou une pièce qui coulisse librement.

La valeur exacte dépend du matériau, de la taille de la pièce et du type d’ajustement recherché. Un plastique qui se rétracte beaucoup en refroidissant ne demande pas le même jeu qu’un matériau plus stable, et une grande pièce accumule l’écart sur toute sa longueur. C’est typiquement le genre de détail qu’on cale ensemble avant de lancer : sur un lot, un jeu mal choisi se paie autant de fois qu’il y a de pièces.

Notre réflexe, quand l’ajustement est critique, c’est d’imprimer d’abord un petit témoin : juste la zone d’emboîtement, quelques centimètres, sorti en quelques heures. On valide le jeu pour de vrai, on ajuste, et ensuite seulement on lance la pièce complète ou la série. Ça évite de découvrir le problème sur cent pièces.

Deux autres points d’assemblage reviennent souvent. Les filetages imprimés directement dans la matière tiennent mal à la répétition : sur une pièce qui se démonte, un insert métallique posé à chaud est bien plus durable. Et les petits détails en relief sous un demi-millimètre disparaissent presque toujours à l’impression, mieux vaut les graver en creux ou les repenser.

Poste de conception pièce impression 3D FDM dans l'atelier TH Industries avec modèle 3D à l'écran

Le fichier lui-même : ce qu’on aime recevoir à Sarrigné

Dernière erreur de conception pièce impression 3D FDM, la plus facile à éviter : le fichier qui arrive incomplet. Voici ce qui nous permet de vous répondre vite, souvent dans la journée.

  1. Un fichier propre, en STEP de préférence pour une pièce technique. Le STL fonctionne, mais il fige la géométrie en petits triangles : on ne peut plus rien ajuster proprement si une cote doit bouger.
  2. Un volume fermé, sans trou dans le maillage ni face inversée. La plupart des logiciels de conception ont un outil de vérification qui repère ça en un clic.
  3. L’échelle et l’unité, en millimètres. Une pièce arrivée en pouces sort dix fois trop grande, et on s’en aperçoit toujours trop tard.
  4. L’usage réel de la pièce : température, contact chimique, effort mécanique, extérieur ou intérieur, visible ou caché. C’est ce qui nous fait choisir parmi nos 40 matériaux et plus, du PLA jusqu’au PEEK.
  5. La quantité et l’échéance, même approximatives. Une pièce unique et un lot de mille ne se dessinent pas pareil, et ne s’impriment pas sur les mêmes machines.

Avec ces cinq éléments, on regarde le fichier, on vous dit franchement ce qui passe et ce qui ne passe pas, et on vous propose la correction. Notre parc de près de cinquante machines FDM, dont une T1000 qui accepte jusqu’à un mètre cube, nous laisse en général plus d’une porte pour arriver au résultat. Et comme la finition et le dessin se font sous le même toit que l’impression, la correction ne fait pas trois allers-retours entre trois interlocuteurs. Si vous préparez un projet complet, notre guide du cahier des charges complète bien cette liste.

Conception pièce impression 3D FDM : les cinq points en un coup d’œil

Le point Ce qu’on voit arriver Ce qu’on conseille
Épaisseur de paroi Parois sous un millimètre, ou épaisseur bâtarde qui laisse un vide interne Un millimètre minimum, deux pour une pièce qui travaille, calé sur un multiple du cordon
Surplombs Rebords qui avancent dans le vide, arêtes vives sous porte-à-faux Chanfrein ou congé à quarante-cinq degrés, ponts courts
Orientation Sens d’impression non précisé, pièce qui casse entre les couches Nous indiquer le sens de travail de la pièce
Jeux d’assemblage Axe et trou dessinés à la cote exacte Quelques dixièmes de jeu volontaire, à caler ensemble
Fichier STL figé, maillage ouvert, unité incertaine STEP, volume fermé, millimètres, usage précisé

Cinq échantillons de conception pièce impression 3D FDM alignés sur une étagère de l'atelier

Foire aux questions

Quelle épaisseur de paroi minimale prévoir en impression 3D FDM ?

Comptez environ un millimètre au minimum pour une pièce simple, et plutôt deux millimètres pour une pièce qui prend un effort. L’idéal est de caler l’épaisseur sur un multiple de la largeur du cordon déposé par la buse, autour de quatre dixièmes de millimètre, pour éviter les vides internes.

À partir de quel angle un surplomb a-t-il besoin de supports ?

En général au-delà d’environ quarante-cinq degrés par rapport à la verticale. En dessous de cette pente, chaque couche s’appuie assez sur la précédente pour tenir seule. Un chanfrein ou un congé placé au bon endroit permet souvent de supprimer complètement le besoin de support.

Comment orienter une pièce pour qu’elle soit plus résistante ?

Une pièce FDM résiste mieux dans le plan des couches que perpendiculairement à celles-ci. Orientez-la donc pour que l’effort principal passe dans le sens des couches, et non dans le sens où elles risquent de se séparer. Précisez-nous le sens de travail, on s’occupe du reste.

Quel jeu prévoir entre deux pièces imprimées qui s’emboîtent ?

Jamais zéro. Prévoyez quelques dixièmes de millimètre de jeu volontaire, à ajuster selon le matériau, la taille de la pièce et le type d’ajustement voulu. Un emboîtement ferme et une pièce qui doit coulisser ne demandent pas la même valeur.

Par où commencer la conception d’une pièce en impression 3D FDM ?

Commencez par l’usage réel de la pièce, avant même de dessiner : effort, température, contact, sens de travail. La conception pièce impression 3D FDM se cale ensuite sur ces contraintes, en réglant l’épaisseur des parois, les surplombs, l’orientation et les jeux. Envoyez-nous le fichier, on vous dit franchement ce qui passe.

Un projet en tête ? On en parle.

Aucune de ces cinq erreurs n’est grave en soi. Elles se corrigent toutes en amont, souvent en quelques minutes, à condition de les repérer avant de lancer la machine. C’est exactement ce qu’on fait dans notre atelier depuis quatorze ans : regarder le fichier, poser deux ou trois questions, et fabriquer la pièce qui va vraiment tenir sur le poste de travail.

Envoyez-nous votre fichier

Réponse sous 24 h ouvrées. Production en 24 à 48 h selon la pièce.

Dominique Droniou

Fondateur, TH Industries

Impression 3D FDM depuis 2013 : art et sculpture, production en série, pièce unitaire et outillage, matériaux complexes. Quatre expertises sous le même toit, à Sarrigné, près d’Angers.

TH Industries, 7 rue de la Paillette, 49800 Sarrigné
Téléphone : (+33) 06 95 87 61 58
Courriel : contact@thindustries.fr
Site : thindustries.fr

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