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Comment l’industrie aéronautique économise une tonne par avion grâce à l’impression 3D

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Un nouvel article pour vous faire découvrir l'univers de l'impression 3D :)

Dans l’industrie aéronautique, chaque gramme compte. Lorsqu’un avion de ligne moderne décolle avec des milliers de passagers à bord, son poids total devient un enjeu technique et économique majeur. Réduire la masse d’un appareil de quelques kilogrammes permet non seulement d’améliorer les performances en vol, mais aussi de réaliser des économies substantielles de carburant sur toute sa durée de vie.

L’impression 3D industrielle révolutionne aujourd’hui cette quête perpétuelle d’allègement. Les grands avionneurs comme Airbus et Dassault Aviation ont compris que la fabrication additive offre des possibilités inédites pour réduire le poids des structures tout en maintenant, voire en améliorant, leurs propriétés mécaniques. Les résultats sont spectaculaires : certains composants voient leur masse diminuer de 30 à 55% par rapport aux pièces traditionnelles.

Cette transformation profonde de la production aéronautique ne se limite pas aux prototypes. Des dizaines de milliers de pièces certifiées par les autorités de navigabilité volent aujourd’hui sur des avions commerciaux. TH Industries, avec son expertise en matériaux haute performance et son parc de 50 imprimantes 3D, accompagne cette mutation technologique depuis son site de Sarrigné près d’Angers.

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La course à l’allègement : un impératif technique et environnemental

L’allègement des structures constitue depuis toujours une priorité absolue pour les constructeurs aéronautiques. Dans ce secteur où les contraintes de sécurité sont maximales, chaque kilogramme économisé représente un gain considérable en termes de consommation de carburant, d’autonomie et d’émissions polluantes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Une réduction de 20% du poids d’un avion commercial entraîne une amélioration d’environ 10% du rendement énergétique Sur la durée de vie moyenne d’un appareil, estimée à 25 ans et représentant plusieurs dizaines de milliers d’heures de vol, ces économies deviennent colossales.

Les méthodes traditionnelles de production, qu’il s’agisse d’usinage par enlèvement de matière ou de fonderie, atteignent aujourd’hui leurs limites. La fabrication additive ouvre une nouvelle voie en permettant de concevoir des géométries optimisées impossibles à réaliser autrement. Les ingénieurs peuvent désormais imaginer des structures aux formes organiques, inspirées de la nature, où la matière est placée uniquement là où les contraintes mécaniques l’exigent.

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Des gains de poids spectaculaires sur les composants critiques

Les applications concrètes de l’impression 3D dans l’allègement des structures aéronautiques se multiplient. Les supports d’articulation de nacelles réacteur illustrent parfaitement ces progrès techniques. Grâce à la fusion laser sur lit de poudre et à l’utilisation de titane à la place de l’acier, ces pièces essentielles du système de suspension des moteurs affichent un gain de poids de 10 kilogrammes par avion.

Cette économie peut sembler modeste à première vue. Pourtant, multipliée par les milliers d’appareils en service dans les flottes mondiales et par leurs décennies d’exploitation, elle représente des millions de litres de kérosène économisés et autant de tonnes de CO2 non émises dans l’atmosphère.

Les blocs vannes d’actionneur connaissent des progrès similaires. En passant à l’impression 3D métallique, leur masse se réduit de 35% tout en conservant l’intégralité de leurs propriétés mécaniques. Le support de train d’atterrissage de l’A350 XWB constitue un autre exemple remarquable, avec une diminution de poids de près de 30% grâce à la fabrication additive.

L’objectif annoncé par Airbus de gagner jusqu’à une tonne par avion grâce à l’allègement des pièces imprimées en 3D ne relève plus de la science-fiction . Cette ambition devient progressivement réalité à mesure que de nouveaux composants sont redessinés pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par les technologies additives.

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Les matériaux haute performance au cœur de la révolution

L’allègement par impression 3D ne se limite pas aux métaux. Les thermoplastiques haute performance ouvrent des perspectives tout aussi prometteuses pour remplacer certaines pièces métalliques par des composants polymères ultra-résistants.

Le PEEK, polyétheréthercétone de son nom complet, se distingue par ses propriétés exceptionnelles. Ce matériau supporte des températures continues jusqu’à 250°C tout en conservant d’excellentes caractéristiques mécaniques. Sa résistance chimique remarquable et son faible taux d’absorption d’humidité en font un candidat idéal pour des applications aéronautiques exigeantes.

L’ULTEM, ou polyétherimide, présente des avantages complémentaires. Moins onéreux que le PEEK, il répond aux normes strictes de l’aviation civile en matière de résistance au feu, aux fumées et à la toxicité. L’ULTEM 9085, dans sa version certifiée, a obtenu les validations nécessaires auprès de la FAA et de l’EASA pour équiper les intérieurs d’avions commerciaux.

TH Industries maîtrise l’impression de ces matériaux techniques avancés grâce à des imprimantes spécialisées capables de maintenir les températures élevées nécessaires à leur mise en œuvre. Cette expertise permet de produire des composants allégés pour des clients prestigieux comme Airbus et Dassault Aviation, tout en garantissant les performances requises pour des applications critiques.

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L’optimisation topologique : sculpter la matière au plus juste

L’optimisation topologique représente l’une des innovations majeures rendues possibles par l’impression 3D. Cette approche de conception utilise des algorithmes pour déterminer la répartition idéale de la matière dans une pièce en fonction des contraintes mécaniques qu’elle doit supporter.

Le résultat ressemble souvent à des structures organiques, avec des formes fluides et des cavités internes qu’aucune méthode conventionnelle ne permettrait de fabriquer. La matière n’est présente que là où les calculs démontrent sa nécessité absolue. Tout le superflu disparaît, conduisant à des gains de poids impressionnants sans compromis sur la résistance.

Ces géométries optimisées transforment radicalement l’approche de la conception aéronautique. Les ingénieurs ne sont plus limités par les contraintes d’usinage ou de moulage. Ils peuvent laisser les algorithmes suggérer des formes contre-intuitives mais mathématiquement optimales, puis les produire directement par impression 3D.

Cette liberté de conception s’accompagne d’autres avantages. La consolidation de plusieurs pièces en un composant monobloc simplifie les assemblages, réduit le nombre de fixations nécessaires et élimine des points de faiblesse potentiels. Un système qui nécessitait auparavant huit composants assemblés peut être redessiné en une seule pièce imprimée, plus légère et plus fiable.

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Les certifications EASA et FAA : garantir la sécurité avant tout

L’industrie aéronautique impose des standards de sécurité sans équivalent dans d’autres secteurs. Chaque pièce installée sur un avion commercial doit prouver sa fiabilité absolue à travers des batteries de tests exhaustifs et obtenir l’aval des autorités de navigabilité.

L’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne a développé un cadre réglementaire spécifique pour la fabrication additive, formalisé dans son mémorandum de certification CM-S-008. Ce document fournit des orientations précises sur la conception, la fabrication, la maintenance et la réparation des pièces aéronautiques imprimées en 3D.

Du côté américain, la Federal Aviation Administration a créé dès 2015 une équipe nationale dédiée à la fabrication additive. Cette structure accompagne les industriels dans le processus de certification en définissant les exigences de qualification des matériaux, de validation des procédés d’impression et de traçabilité de la production.

Le processus de certification reste exigeant et chronophage. Il inclut la validation des matériaux utilisés, la qualification minutieuse du processus d’impression, des essais destructifs sur échantillons statistiques, et une documentation exhaustive de chaque étape de fabrication. Cette rigueur garantit que la centième pièce produite sera strictement identique à la première, condition indispensable pour l’homologation.

Des centaines de milliers de composants imprimés en 3D et certifiés volent aujourd’hui sur des avions commerciaux et militaires. Cette adoption progressive témoigne de la maturité atteinte par les technologies additives et de la confiance accordée par les autorités de navigabilité à ces nouveaux procédés de fabrication.

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TH Industries : l’expertise angevine au service de l’aéronautique

Implanté à Sarrigné près d’Angers depuis 2013, TH Industries s’est progressivement affirmé comme un acteur majeur de l’impression 3D industrielle dans le Grand Ouest. Fondée par Dominique Droniou, l’entreprise combine une expertise rare en conception d’outillages de mesure pour laser tracker et en fabrication additive de composants techniques.

Le parc machines de TH Industries, comptant environ 50 imprimantes 3D utilisant la technologie FDM, constitue l’un des plus importants de la région. Cette capacité de production permet de répondre aux besoins variés des industriels, depuis les prototypes fonctionnels jusqu’aux séries de plusieurs milliers de pièces.

La maîtrise des matériaux haute performance représente un différenciateur clé pour TH Industries. Les imprimantes spécialisées de l’entreprise peuvent travailler le PEEK, l’ULTEM, le PPS et divers composites chargés en fibres de carbone ou de verre. Cette expertise technique ouvre l’accès à des applications aéronautiques exigeantes où les propriétés thermiques et mécaniques des matériaux sont déterminantes.

Les relations établies avec des clients prestigieux comme Airbus, Dassault Aviation et Airbus Atlantic témoignent de la reconnaissance dont bénéficie TH Industries dans le secteur aéronautique. L’entreprise accompagne ces donneurs d’ordre dans leurs projets d’allègement, en apportant son savoir-faire en sélection de matériaux, en optimisation de conception et en production de pièces certifiées.

La réactivité constitue un autre atout de TH Industries. La flexibilité d’un parc machines conséquent permet de gérer des opérations express avec des délais de livraison de 24 à 48 heures lorsque la situation l’exige. Cette agilité répond aux contraintes des programmes aéronautiques où les plannings serrés ne tolèrent aucun retard.

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Les perspectives d’avenir : vers des avions encore plus légers

La course à l’allègement dans l’aéronautique ne fait que commencer. Les progrès des technologies d’impression 3D, l’amélioration continue des matériaux et l’optimisation des processus de conception ouvrent des perspectives prometteuses pour les prochaines décennies.

Les recherches sur les structures en treillis, inspirées de l’architecture naturelle, explorent des géométries révolutionnaires. Des équipes d’ingénieurs de la NASA et du MIT ont développé une aile d’avion composée de centaines de triangles assemblés, recouverts d’une fine couche de polymère. Cette architecture radicalement différente pourrait conduire à des gains de poids et d’efficacité énergétique sans précédent.

L’intégration de fonctions multiples dans une seule pièce imprimée constitue une autre piste d’innovation. Des canaux de refroidissement complexes, des capteurs embarqués ou des géométries optimisées pour l’écoulement des fluides peuvent être directement incorporés lors de la fabrication. Cette approche transforme également la maintenance en simplifiant le remplacement de composants consolidés.

L’évolution des réglementations accompagne ces progrès techniques. Les autorités de navigabilité affinent progressivement leurs exigences pour faciliter la certification de pièces toujours plus complexes et performantes, tout en maintenant les standards de sécurité les plus élevés.

L’impression 3D dans l’aéronautique ne se limite plus au prototypage ou aux petites séries. Elle s’impose progressivement comme une méthode de production à part entière pour des composants de série, ouvrant la voie à des avions de nouvelle génération où l’allègement des structures contribuera significativement à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à la réduction de l’empreinte environnementale du transport aérien.

🌐 Site web : https://thindustries.fr

 📍 Adresse : 7 Rue de la Paillette, 49140 Sarrigné, France

 📞 Téléphone : 06 95 87 61 58

 

Questions fréquentes

Quelle économie de poids peut-on réellement atteindre avec l’impression 3D dans l’aéronautique ? Les gains de poids varient selon les composants, mais se situent généralement entre 25% et 55% par rapport aux pièces conventionnelles. Certaines applications atteignent des réductions encore plus spectaculaires grâce à l’optimisation topologique et à l’utilisation de matériaux allégés comme le titane ou les thermoplastiques haute performance.

Quels sont les matériaux haute performance utilisés pour imprimer des pièces aéronautiques ? Les métaux comme le Ti-6Al-4V (titane), les alliages d’aluminium et l’Inconel 718 sont très répandus pour les applications métalliques. Pour les polymères, le PEEK et l’ULTEM 9085 certifié répondent aux exigences strictes de l’aviation civile en matière de résistance thermique et aux flammes.

Comment les pièces imprimées en 3D sont-elles certifiées pour l’aéronautique ? Le processus de certification suit les exigences de l’EASA en Europe (CM-S-008) et de la FAA aux États-Unis. Il comprend la validation des matériaux, la qualification du processus d’impression, des essais destructifs sur échantillons statistiques, et une documentation exhaustive garantissant la reproductibilité parfaite de chaque pièce.

L’impression 3D permet-elle vraiment d’économiser une tonne par avion ? Cet objectif annoncé par Airbus devient progressivement réalité à mesure que de nouveaux composants sont redessinés pour la fabrication additive. En cumulant les gains de poids sur des dizaines de pièces différentes, depuis les supports moteur jusqu’aux éléments d’intérieur, l’économie d’une tonne par appareil est techniquement atteignable.

Quels avantages environnementaux apporte l’allègement par impression 3D ? Un avion plus léger consomme moins de carburant, ce qui réduit directement ses émissions de CO2. De plus, les procédés additifs utilisent uniquement la matière nécessaire à la pièce, contrairement à l’usinage qui peut gaspiller jusqu’à 75% du matériau initial. Ces deux facteurs contribuent significativement à l’amélioration du bilan environnemental du transport aérien.

 

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